Interventions:

Les interventions entreprises par la fédération au sein du département environnement:

Juin 2007 courrier auprès du ministre de l' écologie et du président de l' UNPF voici les courriers:

Ministre écologie

Président UNPF

 

Lancement d'une pétition sur l'augmentation des tailles Mai 2007: Pétition - courrier ministre

 

Cochet
Ariège

Cormorans   

 

 

 

   
 
 

 

 

 

Cochet:

 


La FFPML est intervenue  le jour même de la nomination de M. Yves Cochet en remplacement de Madame Dominique Voynet en tant que Ministre de l'Aménagement du Territoire et de l'Environnement. En effet, les déclarations du nouveau Ministre relativement à la micro-électricité étaient, pour le moins, alarmantes. Il est apparu indispensable de nous situer sans ambiguïté sur cette question, fondamentale pour la survie de nos Rivières, et d'adresser un communiqué aux Agences de Presse,  revues halieutiques, et lettres d'information internet.

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

La Fédération Française de Pêche à la Mouche et au Lancer (agréée auprès des Ministères de l’Environnement et de la Jeunesse et des Sports) prend acte de la nomination de M. Yves Cochet en remplacement de Madame Dominique Voynet au poste de Ministre de l’Environnement.

Elle espère que le nouveau Ministre poursuivra le travail déjà engagé pour que le réseau hydrographique français retrouve peu à peu la qualité qui lui est due, au travers d’actions fortes et de moyens adaptés.

Elle s’inquiète cependant des déclarations précédentes, relativement à l’extension du parc de micro-centrales hydroélectriques qui, loin d’être de nature «renouvelable», peuvent dramatiquement perturber les équilibres déjà très fragilisés des écosystèmes aquatiques. Les micro-centrales existant déjà, ne sont pas, dans leur majorité, des accessoires à un programme énergétique fondé sur le développement durable, mais bien au contraire, apparaissent le plus souvent comme des «perturbations pérennes».

Ces perturbations ont des impacts déterminants sur la faune et la flore aquatique et obèrent l’extension d’un «tourisme-pêche» de rang international qui serait un appoint déterminant pour l’économie de régions souvent défavorisées.

La FFPML, en se félicitant de la prise de conscience de nombreux élus et gestionnaires de l’eau relativement aux questions liées à la qualité de nos rivières souhaite une concertation accrue avec les Ministères concernés pour que s’établisse une véritable «démocratie de l’eau» et poursuivra son action vigilante de sensibilisation des acteurs concernés, et de formation aux écosystèmes aquatiques telle qu’entreprise dans le

cadre de son programme «Vigie-Rivières». Elle est à la disposition du nouveau Ministre de l’Environnement pour poursuivre l’indispensable dialogue entre les décideurs et les utilisateurs du système hydrographique français, dont tant les uns que les autres ne sont que les locataires, responsables de leur exploitation face aux générations futures.

 

FFPML 73, Quai A Deshayes 94854 IVRY CEDEX

Tél : 01 45 21 01 69




 

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Ariège


Électricité de France pratique sur l'Ariège une politique de vidange des sédiments accumulés dans les barrages, dénommée "transparences" (!) particulièrement nuisible à l'écosystème fragile que constitue cette grande et belle rivière salmonicole. Après constitution d'un dossier scientifique solidement étayé, nous nous sommes résolus à alerter Monsieur le Préfet de l'Ariège et les diverses Institutions en charge de cette affaire, dans le cadre d'une première démarche amiable. On trouvera ci-après le texte intégral de la lettre adressée.

 

FFPML ENVIRONNEMENT

Ivry, 19 octobre 2001

 

 Objet : « transparences » sur la rivière Ariège
 N/réf : Ariège/FC/GM

Monsieur le Préfet,

La Fédération Française de Pêche à la Mouche et au Lancer, agréée auprès des Ministères de l’Environnement et de celui de la Jeunesse et des Sports s’est dotée d’un Département Environnement, appuyé par un Comité Scientifique constitué de spécialistes de haut niveau, reconnus sur le plan international.

A ce titre, nous suivons avec intérêt l’état des rivières et plans d’eau de France, et en particulier celui de la rivière Ariège, perturbée par des lâchers réguliers de sédiments dans le cadre d’un programme « transparences » pratiqué par Électricité de France.

Ce terme de « transparences » n’est d’ailleurs que « l’expression commerciale » pudique de ce qui n’est que manœuvres de délimonages à but exclusivement économique, sans prise en compte de l’environnement (voir à ce propos : CAILMAIL X., POIREL A., LALLEMENT C., CLAIR M., 1993. - "Expérience acquise à E.D.F. en matière de chasses de retenues. Modélisation du transit des matières en suspension sur l'aval". Actes des journées de la S.H.F. de novembre 1993, t2, Transport solide en eaux continentales et littorales, 1993).

La mise en œuvre de ce programme implique des agressions chroniques du cours d’eau, conduisant à une perturbation pérenne de celui-ci, ses capacités d’auto-régénération étant gravement diminuées, voire obérées par le caractère répétitif des opérations.

Chaque manœuvre génère plusieurs milliers de tonnes de sédiments en 24 à 46 heures (voir sur ce sujet : CAILMAIL et al. (ibid); E.D.F., Agence de l'Eau Adour-Garonne, 1995. "Étude de l'impact sur l' hydrosystème de la gestion adaptée des barrages d'EDF au transport solide des rivières.  Opération de chasse au barrage de Garrabet sur l'Ariège". 11 p + annexes ; AQUASCOP, 1999. – « Barrage de Garrabet et Labarre sur l’Ariège. Résultats du suivi des paramètres physico-chimiques lors de l’opération de transparence de mai 1999 »).

Cet afflux massif de matières en suspension (MES) a des impacts considérables tant au niveau de la biodiversité spécifique de la rivière, que de la biomasse. Le peuplement piscicole est évidemment victime de cet apport considérable de sédiments, et l’Ariège peut, au cours des périodes de « transparences » devenir inapte à tous usages (survie de la faune et de la flore aquatique, abreuvage impossible, etc.), voire constituer un problème potentiel en termes de Santé Publique.

On note ainsi (source : AQUASCOP, 1999. - "Barrage de Garrabet et Labarre sur l’Ariège. Résumé des investigations réalisées de mars à octobre 1998". Mission technique commune EDF/Agence de l’eau, avril 1999, 21p.) la nécessité de surveiller dans les sédiments rejetés à la rivière auparavant saine, l’Arsenic, le Chrome et le Nickel, une forte teneur en Aluminium sous forme d’Al2O3, des Hydrocarbures Polycycliques Aromatiques (HAP) pour un total de 5,4 mg.kg-1 avec une forte proportion de fluoranthène. A cela s'ajoutent des biphényls polychlorés (PCB, rappelons-le, considérés comme très toxiques pour l’environnement aquatique dans l’arrêté du 1er mars 1993) tels le benzo (1.12) perylène à hauteur de 7 fois la norme, du pentachlorobiphenyl à hauteur de 4 fois la norme, de l’heptachlorobiphenyl à hauteur de 13 fois la norme…

Il ne nous semble pas que les conséquences environnementales et économiques pour l’ensemble de la collectivité (incidences sur le tourisme pêche par exemple, pourtant bénéfique pour les Communes concernée) aient été correctement évaluées.

C’est d’autant plus dommageable qu’EDF produit annuellement environ 78 TWh d’énergie d’origine hydraulique, en utilisant une ressource publique, alors qu’elle exporte, en net, de l’ordre de 64 TWh.

 Rappelons à ce propos que le Conseil Supérieur de la Pêche, ainsi que la Fédération de Pêche de l’Ariège s’étaient opposés, en 1984, à la construction du barrage de Mercus-Garrabet. Aujourd’hui, ce dernier est, avec celui de Labarre, à l’origine principale de ces atteintes répétitives à la rivière.

Il ne s’agit pas de « choisir entre le poisson et la bougie » (l’énergie produite par la filière nucléaire et les centrales thermiques couvrent la consommation soit largement plus de 430 TWh), mais d’appliquer, dans les faits, le respect de l’environnement tel qu’il est évoqué dans les divers textes sur l’Eau, y compris dans les plus récentes Directives Européennes.

Nous nous associons donc aux protestations locales voire nationales (de nos licenciés, des nombreuses Associations, mais aussi des Municipalités riveraines, qui représentent le tiers des communes ariégeoises) et demandons avec la plus grande fermeté que le programme dit « transparences » soit abandonné, car écologiquement absurde, économiquement nuisible pour la communauté publique, et qu’il puisse être remplacé par des vidanges décennales lentes et maîtrisées comme le montre l’exemple de Puyvalador dans l’Aude.

Cette période pourra être mise à profit pour examiner d’éventuelles autres solutions susceptibles de résoudre le problème posé par les barrages et leurs vidanges, en ce compris un suivi régulier de la rivière pour en contrôler la régénération.

La responsabilité d’une incitation décisive incombant aux autorités publiques qui assument l’encadrement des conditions d’exploitation des ouvrages hydroélectriques sur les rivières dont la protection, la mise en valeur, la restauration et la gestion sont d’intérêt général (Code Rural Livre II nouveau. art.L.200-1  et loi 95-101 du 2 février 1995), c’est donc vers votre Autorité que nous nous tournons pour que cesse cette absurdité écologique, d’autant plus grave que l’Ariège est une rivière large et peu profonde, à fonds mobiles, qui abrite depuis toujours salmonidés et peuplements associés (poissons, mais aussi macrobenthos). Elle fait l’objet de nombreux classements et arrêtés ( axe bleu migrateurs; arrêtés de biotope; plusieurs ZNIEFF ) et devrait constituer un atout touristique indéniable pour les populations riveraines.

Nous espérons vivement que vous tiendrez compte du présent courrier, actuellement dans le cadre d’une démarche amiable, et sommes à votre disposition pour toute précision.

Dans l’attente de vous lire,

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de nos salutations respectueuses.

 

 

                                                                                                 Dr. François CARTAULT
                                                                                                Vice-président FFPML
                                                                                                Département Environnement

 

Copies :

Fédération Départementale des AAPPMA de l’Ariège
Direction Régionale du CSP
DRIRE Midi-Pyrénées
DRIRE Subdivision de l'Ariège
DIREN Midi-Pyrénées
DDE de l’Ariège
DDA de l’Ariège
DDASS de l’Ariège
Direction de l’Aménagement, Conseil Général de l’Ariège
Présidence de l’Agence de l’Eau Adour-Garonne
UMINAT
ARPE
ANPER-TOS
Comité Ecologique Ariégeois

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Cormorans


Après le Congrès de Strasbourg "Cormorans" des 12 et 13 mars 2002, le texte intégral du communiqué reprenant la position de la Fédération Française de Pêche à la Mouche et au Lancer (FFPML):

Plusieurs travaux scientifiques ont montré que la prolifération du Grand Cormoran impliquait en première étape des atteintes importantes à la population piscicole des plans d’eau, mais aussi, désormais, des atteintes au cheptel des cours d’eau, y compris de certaines têtes de bassin.
De trop rares études sont entreprises dans notre pays pour en évaluer à la fois les causes, mais aussi les effets et les moyens de gestion.

La FFPML, agréée notamment auprès du Ministère de l’Environnement, et présente à Strasbourg, demande:
· que les impacts réels des cormorans sur les eaux libres soient mieux évalués au plus vite, tant en biomasse qu’en structure: une première piste pourrait être le rapprochement des données issues du Réseau Hydrobiologique et Piscicole (RHP) avec celles, très riches, collectées et publiées par les ornithologues (dortoirs/taille et localisation des colonies nicheuses), mais des protocoles sérieux restent encore à mettre en place;
· que les mesures de régulation déjà décidées dans le strict respect des règles élémentaires de dynamique des populations (maintien de l’effectif au plus à 73000 individus en janvier en France comme préconisé dès 2000) soient effectivement appliquées sur le terrain. La «collecte systématique» d’œufs, préconisée par ailleurs, est à ce titre non pertinente, et coûteuse. Seule une régulation par tirs sélectifs (à laquelle peut s’adjoindre une action préventive par effarouchements au moyen d’outils performants: fusil-laser) a montré à ce jour son efficacité. L’objectif en termes d’effectif «acceptable» suppose que les autorisations de destruction ne soient pas délivrées seulement à une fraction minime des détenteurs de permis de chasser, comme c'est le cas actuellement, mais incitativement étendu, toujours dans le respect de l'obtention et la détention du permis ad hoc. Des opérations d'évaluation-réévaluation des résultats obtenus doivent être également développées ;
· que le déversement anarchique de «salmonidés-portion», et notamment d'espèces invasives au sens de l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature, soit mieux étudié, en privilégiant une gestion intégrée et patrimoniale des cours d’eau.

La FFPML n’est pas dupe: si la prolifération du Grand Cormoran est une atteinte grave aux écosystèmes aquatiques, elle constate également que seuls 15 % du réseau hydrographique français sont écologiquement satisfaisants, mais aussi que 97% des rivières contiennent des pesticides divers. Cette approche globale des écosystèmes aquatiques, et des écotones (réhabilitation de la végétation rivulaire notamment, impacts anthropiques à la dynamique fluviale, etc.) fait partie intégrante de la Charte morale que la FFPML propose.
Elle est prête à s’investir dans toute opération concertée sur ces problématiques globales. "

 




 

 

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