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De la mouche de pêche à l’écologie des cours d’eau 

Compte rendu du Stage à Florac 2007 / Photos
Compte rendu du 1er stage à Florac

   

 

   
 
 
 

 

COMPTE - RENDU DU 1ER STAGE FFPML/CEP Florac:

 

De la mouche de pêche à l’écologie des cours d’eau 

Le 1er stage « De la mouche de pêche à l’écologie des cours d’eau » aura lieu du 27/06/2005 au 1er/07/2005 au C.E.P. de Florac (48). L’enseignant est Bruno RIGHETTI qui réalisera ses cours théoriques avec application sur le terrain. Ce stage constitue le 1er niveau, biologique, d’un corpus de trois stages successifs (12 jours sur 3 ans) qui s’enchaînera l’an prochain avec le niveau physique de l’habitat et qui se terminera avec l’approche fonctionnelle de l’hydrosystème (diagnostic global). Ce premier stage donnera les bases nécessaires à l’identification (systématique pratique) des invertébrés aquatiques et abordera concrètement l’histoire naturelle et l’écologie de cette macro faune benthique pour mieux comprendre à travers elle le fonctionnement d’une rivière. Les tarifs sont très attractifs mais les places sont limitées….

 



COMPTE - RENDU DU 1ER STAGE FFPML/CEP Florac

Durée du stage : 4 jrs pleins, 7 à 8h/j, du 27 juin au 1 juillet 2005.
Lieu : CEP de Florac (48).
Nombre de stagiaires : 7 dont 5 licenciés FFPML (4 en individuel, 1 en formation continue)
Intervenant principal : Bruno RIGHETTI
Rapporteur FFPML : François CARTAULT 

Programme effectué : lecture d’un cours d’eau (le Tarn) à différentes échelles (du bassin versant, de l’hydrosystème, de l’écosystème aquatique), lecture paysagière du Tarn, approche géologique du bassin versant et du lit majeur du Tarn, dimension géomorphologique de la rivière (les crues, les impacts humains), apports sur le peuplement et l’écologie des cours d’eau, approche des invertébrés aquatiques : identification à l’ordre avec une clé simplifiée de terrain puis à la famille et au genre et même à l’espèce, analyse de la mosaïque d’habitats, capture d’imagos d’éphémères, repères sur la flore et la faune macroscopique, réalisation d’un IBGN (le Tarn à Chambonnet) avec interprétation des résultats et élargissements, travail en labo (montage pinces génitales d’epeorus au baume de Canada), travail en poste informatique (recherche données sur l’eau, l’INVFMR, bibiographie), projection film sur le  S.A.G.E. (Drôme, 1997). 

Matériel reçu : clé simplifiée de terrain, échantillons identifiés (hepta-tricho-pléco), photocopie du diaporama pwt, IBGN papier, bibliographie papier…. 

Débriefing avec stagiaires (vendredi fin de matinée) :

Ø      Public FFPML (très) satisfait et comblé : qualité et justesse de l’enseignement (intelligent car adapté), souplesse de l’intervenant, qualité de l’acceuil (intervenant, cuisiniers, administratifs), repas et hébergement corrects, rapport qualité/prix imbattable.

Ø      Un stagiaire (pêcheur au TOC, non FFPML) a trouvé le côté entomo trop poussé (mais c’est le programme du stage….)

Ø      Quelques débordements horaires des cours en fin d’après-midi

Ø      Intérêt des apports d’un stagiaire (appartenant à la structure) : pêche, mouches et coqs de pêche limousins et gauloises

Ø      Activité pêche à la mouche (hors horaires cours ,de 20H30 à 22H00) sur les no-kills lozériens , menée par François CARTAULT, appréciée car a permis à tout les pêcheurs de se connaître dès le lundi soir…

Ø      Enthousiasme général autour de la sortie écrevisse et du repas en suivant chez le cuisinier du CEP le jeudi soir, cadeau aux pêcheurs FFPML de plusieurs hackles de limousins (dont le 2ème prix à Neuvic….)

Bilan de fin de stage RIGHETTI-CARTAULT (vendredi après-midi hors stage) :

Ø      Très bon stage dans l’ensemble, enthousiasme général !

Ø      A renouveler : dates fixées pour l’an prochain : du 26 au 30 juin 2006

Ø      2 demandes différentes : une plus technique, émanant du public FFPML, (IBGN, géomorphologie) assortie d’une logique citoyenne et associative de protection des rivières sur le comment agir (poissons, rivières et habitats) , l’autre plus de culture générale sur le milieu aquatique(destination : multipêche, animateurs nature et rivière, découverte pêche à la mouche pour FFPML débutant)

Ø      On peut donc former pour chaque stage 2 groupes : un sur 4 jours (orientation IBGN ou géomorphologie 1 année sur 2) et l’autre sur 2 jours (lecture paysagière, initiation entomologie et à l’écologie, capture d’invertébrés (larves et adultes) ; le groupe le plus large incluant le plus léger. Maintien de la sortie écrevisses à la jonction des 2 groupes

Ø      Programme de la prochaine session bouclé en détail + planning: consulter RIGHETTI-CARTAULT

Ø      Création d’un atelier de 2 heures de montage de mouches à partir des invertébrés prélevés le matin même (mardi 10h30 -12h30)

Ø      Consultation FFPML (notre site) : IBGN ou géomorpho pour l’an prochain puis ensuite en alternance d’une année sur l’autre géomorpho et IBGN. Début : septembre 2005, dead-line au 1 juin 2006

Ø      Présentation du travail réalisé pendant le stage aux Vèmes rencontres francocatalanes Pêche à la Mouche et Environnement le 21 juillet 2005 par François CARTAULT, Pierre THOUMAZEAU et Renaud CHAMPREDONDE (C.T.E. FFPML)

Ø      Publicité à faire++++ : gros travail de communication à fournir (bulletin FFPML, presse) car le nombre de stagiaires est insuffisant (en dessous seuil rentabilité du CEP+++)

Ø      Très bonne image de la FFPML et coopération avec le CEP

Ø      La participation financière de la FFPML de 50 % aux frais de stage (180€ sur les 360€ totaux comme prévu dans notre prévisionnel), octroyée par Jean-Paul BELVAL, a été fort appréciée……mais ne pourrait-on pas rembouser un peu plus , ce qui serait cohérent, par ex la totalité des frais pédagogiques (260€) par stagiaire en laissant l’hébergement et les repas à la charge du stagiaire ?

             François CARTAULT


 


Après le Congrès de Strasbourg "Cormorans" des 12 et 13 mars 2002, le texte intégral du communiqué reprenant la position de la Fédération Française de Pêche à la Mouche et au Lancer (FFPML):

Plusieurs travaux scientifiques ont montré que la prolifération du Grand Cormoran impliquait en première étape des atteintes importantes à la population piscicole des plans d’eau, mais aussi, désormais, des atteintes au cheptel des cours d’eau, y compris de certaines têtes de bassin.
De trop rares études sont entreprises dans notre pays pour en évaluer à la fois les causes, mais aussi les effets et les moyens de gestion.

La FFPML, agréée notamment auprès du Ministère de l’Environnement, et présente à Strasbourg, demande:
· que les impacts réels des cormorans sur les eaux libres soient mieux évalués au plus vite, tant en biomasse qu’en structure: une première piste pourrait être le rapprochement des données issues du Réseau Hydrobiologique et Piscicole (RHP) avec celles, très riches, collectées et publiées par les ornithologues (dortoirs/taille et localisation des colonies nicheuses), mais des protocoles sérieux restent encore à mettre en place;
· que les mesures de régulation déjà décidées dans le strict respect des règles élémentaires de dynamique des populations (maintien de l’effectif au plus à 73000 individus en janvier en France comme préconisé dès 2000) soient effectivement appliquées sur le terrain. La «collecte systématique» d’œufs, préconisée par ailleurs, est à ce titre non pertinente, et coûteuse. Seule une régulation par tirs sélectifs (à laquelle peut s’adjoindre une action préventive par effarouchements au moyen d’outils performants: fusil-laser) a montré à ce jour son efficacité. L’objectif en termes d’effectif «acceptable» suppose que les autorisations de destruction ne soient pas délivrées seulement à une fraction minime des détenteurs de permis de chasser, comme c'est le cas actuellement, mais incitativement étendu, toujours dans le respect de l'obtention et la détention du permis ad hoc. Des opérations d'évaluation-réévaluation des résultats obtenus doivent être également développées ;
· que le déversement anarchique de «salmonidés-portion», et notamment d'espèces invasives au sens de l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature, soit mieux étudié, en privilégiant une gestion intégrée et patrimoniale des cours d’eau.

La FFPML n’est pas dupe: si la prolifération du Grand Cormoran est une atteinte grave aux écosystèmes aquatiques, elle constate également que seuls 15 % du réseau hydrographique français sont écologiquement satisfaisants, mais aussi que 97% des rivières contiennent des pesticides divers. Cette approche globale des écosystèmes aquatiques, et des écotones (réhabilitation de la végétation rivulaire notamment, impacts anthropiques à la dynamique fluviale, etc.) fait partie intégrante de la Charte morale que la FFPML propose.
Elle est prête à s’investir dans toute opération concertée sur ces problématiques globales. "

 

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